«Il nous manquait un maillon de la chaîne entrepreneuriale, nous venons de le créer grâce à ce partenariat entre le SquareLab, l’incubateur de Clermont School of business, et Le PIC, un lieu dédié aux entrepreneurs. » Dans les locaux lumineux du nouveau bâtiment de l’école de commerce, Fabrice Cailloux, le responsable du SquareLab, est un homme heureux. Ce nouveau partenariat avec Le PIC lui permet de cocher trois cases importantes.
La première, c’est de mettre en avant les bons chiffres de l’incubateur qu’il a fondé en 2014. « En 2025-2026, nous avons accompagné 40 porteurs de projets. » Un record, selon son directeur, pour ce service de l’école de commerce clermontoise plus habituée à incuber une trentaine de projets chaque année. La seconde case, c’est de faire savoir que le SquareLab a la particularité d’être ouvert sur l’extérieur. « 50 % des porteurs de projets sont des étudiants, de l’école de com
30 % de femmes
Et nul besoin d’arriver avec une innovation technologique sous le bras. Le SquareLab accompagne des projets très divers, l’innovation pouvant aussi résider dans un usage, un service ou un modèle économique. L’incubateur cherche également à attirer davantage de femmes. L’autre chiffre important est que « 30 % des porteurs de projets sont des femmes. Elles restent un public plus difficile à capter, note le directeur. Nous avons observé qu’elles ne poussent pas nécessairement la porte par les mêmes biais que les hommes. » Sans doute, le nouveau partenariat avec Le PIC sera de nature à rassurer celles… et ceux qui hésitent à se lancer. « En effet, après l’accompagnement au SquareLab pendant six mois via des conseils personnalisés et des ateliers collectifs, il y avait un trou dans la raquette. » Les porteurs de projets doivent se débrouiller seuls. Même si l’association des anciens incubés peut les aider et compte quelques belles références, comme Capillum, Invers, FairePlay, Zanimiz, A’caz… Et si le taux de survie à trois ans des entreprises créées à la suite d’une incubation au SquareLab atteint 89 %. « Il y a aussi deux projets sur trois qui ne vont pas jusqu’à la création, notamment parce que le marché n’est pas au rendez-vous. »
Avancer en évitant le cocooning working
« Au PIC, ils vont éviter le cocooning working et gagner en autonomie en restant dans l’écosystème d’innovation, au contact d’entrepreneurs, de grands groupes ou encore d’investisseurs », explique Fabrice Cailloux. Les porteurs de projet pourront ainsi accéder aux espaces de travail du PIC, développer leur réseau et poursuivre la structuration de leur entreprise. Ils bénéficieront notamment d’un accès nomade, de deux années de domiciliation offertes et de conditions préférentielles sur les bureaux privés. « Ils seront aussi tout à côté du Village By CA, un accélérateur qui peut leur donner beaucoup d’opportunités. »
Et ils restent aussi dans la ligne de mire du SquareLab. C’est la troisième case que coche ce partenariat : le SquareLab bénéficie désormais d’un accès au PIC, lui permettant de s’inscrire pleinement dans la dynamique de cet écosystème dédié à l’innovation entrepreneuriale du territoire. « Nous allons en effet proposer des ateliers thématiques. Ils seront ouverts à nos incubés, actuels ou anciens, mais également ouverts aux coworkers et au grand public. » Un partenariat gagnant-gagnant. Selon Tristan Colombet, directeur du PIC : « Le PIC a vocation à connecter les énergies et les compétences du territoire. » Voilà un maillon qui manquait à la chaîne.
Source : La Montagne du 13 octobre 2026 ou en ligne : https://lnkd.in/e6vi3VN9




